Les divinités celtiques : Le Dagda.

Le dieu celtique Dagda porte quatre noms ou surnoms dans la mythologie irlandaise : Dagda (« dieu bon »), Eochaid (ivo-katu-s, « qu i combat par l’if », par allusion aux usages magiques de ce bois), Ollathir (« père puissant ») et Ruadh Rofhessa ( « rouge de la grande science »). Il correspond au Jupiter gaulois défini par César.
Il forme couple avec Ogme (gaulois Ogmios), qui est le « champion » et le dieu « lieur », pour constituer une archaïque divinité souveraine équivalente au duo Mitra-Varuna dans le Ṛgveda.
Il est le « dieu-druide », le dieu du Contrat, de l’Amitié, de tout ce qui est clair, réglé, ordonné. Il est le maître du temps — chronologique et atmosphérique —, des éléments ; dieu sage et dieu guerrier, il est aussi le maître de l’Autre Monde. Il a pour fille Brigit (« Minerve ») et pour fils Oengus (« choix unique »), appelé aussi le Mac Oc (« fils jeune »). Oengus est né des amours adultères du Dagda avec Boand (bo vinda, « vache blanche »), épouse de son frère Elcmar (autre nom d’Ogme) et éponyme de la Boyne. Dans le récit du Cath Maighe Tuireadh (« bataille de Moytura »), le Dagda a trois ou quatre mésaventures, mais c’est lui qui, avec Lug et Ogme, organise la guerre victorieuse des Túatha Dé Dánann contre les Fomoire. Il se contente cependant de s’unir à son épouse, la Mórrigan (« Grande Reine ») ou la Bodb (« Corneille »), qui est la déesse de la Guerre.
Les scribes médiévaux, transcrivant tardivement leur mythologie, l’ont évhémérisé en roi d’Irlande, le plus souvent sous le nom d’Eochaid. Les textes le décrivent comme un druide redoutable, qui est aussi un guerrier. Ses principaux attributs sont : le chaudron d’abondance et de résurrection ; la massue qui tue par un bout et ressuscite par l’autre ; la roue (symbole de la foudre et de la roue cosmique).
Il a pour résidence le Brug na Boinne ou « hôtel de la Boyne », localisé dans le tumulus protohistorique de Newgrange, mais un bref récit raconte comment son fils, Oengus, l’en déposséda par une ruse juridique : il en demanda le prêt pour un jour et une nuit. Mais un jour et une nuit sont le symbole de l’éternité et l’appropriation était définitive.
Le thème adjectival dago se retrouve dans quelques anthroponymes gaulois tels que Dago-litus (« très adonné au rite »), mais les équivalences du Dagda se distribuent entre Taranis (« tonnerre », détenteur de la roue), Sucellus (« le bon frappeur », possesseur de la massue ou du maillet) et probablement Esus (veso, « meilleur », qui reproduit le qualificatif Optimus du Jupiter romain).
— Christian-Joseph GUYONVARC’H

(Source : Copié collé de l’Encyclopédia Universalis)

Il est à noter qu’on ne sait pas trop si c’était une divinité spécifiquement irlandaise, une divinité irlandaise ayant des équivalents très proche dans les mythologies des autres peuples celtiques ou un dieu panceltique. Pour ce qui est du panthéon celte irlandais le mieux connu et préservé de tous il était clairement le second en importance après Lugh et les dieux Taranis, Sucellus et Esus des Gaulois se partagent certaines fonctions du Dagda à date ancienne comme on vient de le voir donc il est probable qu’il y ait un rapport entre ces divinités mais la nature précise de ce rapport demeure pour le moment dans l’ombre.

Voyons ensuite ce qu’en dit de plus le site Mythologica.fr :

Vêtu d’une simple tunique à capuchon il est décrit comme ventripotent et semblait peu séduisant. C’était toutefois un guerrier effrayant doté d’une force surhumaine. Il connaissait un grand nombre de sortilèges capables de ramener les morts à la vie. C’est pourquoi il était considéré comme le patron des druides mais il avait aussi quelques objets magiques.

Son arme favorite était une massue tellement lourde qu’elle était montée sur roues. D’un seul coup, il pouvait tuer neuf ennemis. Elle était si lourde qu’il fallait huit hommes pour la porter et quand on la trainait sur le sol elle laissait un profond sillon capable servir de frontière entre deux mondes. Mais c’était une massue magique dont l’autre extrémité pouvait ressusciter les morts.

D’un autre côté, il était le dieu des arts, de la connaissance, de la magie, et de la musique. Il possédait aussi une harpe qui portait le nom de Dur-Dabla ou Coir Cethar Chuir avec laquelle il faisait changer les saisons.

Un chaudron magique qui était un approvisionnement inépuisable en nourriture et constituait aussi un moyen de résurrection.

Il est aussi associé à la roue, attribut à caractère solaire, qu’on retrouve en Gaule associé à Taranis. Cette roue à 8 rayons est bien entendu magique. Celui qui l’entend devient sourd, celui qui la voit devient aveugle et celui sur lequel elle tombe meurt sur le coup.

Ses enfants les plus connus sont: Brigit, Angus, Midir, Ogma et Bodb le rouge.

Et voyons ce qu’en dit l’Arbre Celtique :

César attribue au Dagda l’empire du ciel (donc c’est un dieu gaulois aussi non? Je comprends pas trop si il l’était ou pas). Il est comparable au Jupiter romain. Les irlandais le nomment le dieu bon pas dans le sens de sympathique mais dans le sens de doué en tout car bon au sens de bon guerrier, habile et fort, bon en magie, bon musicien et bon poète. Le Graal est la christianisation du Chaudron du Dagda. Le chaudron d’abondance pourvoyant une nourriture éternelle, chaudron qui ne se vide jamais et devant lequel n’importe qui qui se présente est immédiatement rassasié. Les mythes irlandais lui attribue aussi un cochon aux mêmes propriétés qui peut être tué et mangé un jour et revenir à la vie le lendemain prêt à être tué et mangé à nouveau. Le chaudron du Dagda est un symbole de la vie et de l’hospitalité des celtes mais aussi un instrument de résurrection où on jette les morts qui en ressortent vivants.

La massue du Dagda devient parfois une lance dans certaines légendes arthuriennes.

La harpe du Dagda est censée contenir toutes les mélodies et tout les instruments possibles. Le Dagda en tire les trois airs classiques de la musique irlandaise, l’air du sommeil, l’air du rire et l’air de la tristesse.

Pour terminer selon cet article : lairbhan.blogspot.com/2012/11/an-dagda.html, le Dagda est associé à la figure d’un meneur, à la sagesse, à la force, à l’abondance, à la fertilité, à la générosité et à la magie druidique. Il est un dieu solaire et lumineux associé à une symbolique liée au Soleil.

Pour terminer j’ajouterais un aspect issu de mes souvenirs de ce que j’ai lu dans les sources précités mais oublié de signaler avant à savoir que pas mal de sources la plupart tardives le décrivent aussi comme un dieu très gros, à l’aspect comique certains textes le concernant étant par ailleurs clairement humoristiques, à l’apparence quelque peu négligé, certains textes disant qu’on voit parfois ses fesses notamment, avec un appétit énorme symbole de son aspect excessivement hédoniste et de son amour et appétit immense pour toutes les choses de la vie et ayant pour les femmes, l’amour et le sexe le même genre d’appétit dévorant pouvant même être assez lourd sur son côté dragueur relou dans certains textes. Et aussi qu’il est censé être le dieu des contrats mais n’est pas le dernier à en tenir beaucoup et en rompre énormément (entre ça et le côté coureur de filles je suppose que c’est de là que vient la comparaison avec Jupiter). Curieusement toutes ces faiblesses très humaines ne lui enlèvent pas de la sympathie ni de la majesté aux yeux des celtes des époques passés et des gens qui le vénèrent toujours de nos jours semblant au contraire lui en ajouter à leur yeux en le rendant plus accessible et en sublimant ses grands côté de ses petits défauts. Voilà j’ai fini sur le Dagda. Je dois vous l’admettre avec cette histoire de chaudron magique rempli de nourriture qui se vide jamais rédiger ça m’a donné faim.

 

 

 

 

Les divinités celtiques : Lugh.

Aujourd’hui je vous présente Lugh le dieu celte le plus important :

Lugh Lámhfada ou Lugaid ou Lugaidh ou Lonnansclech est le grand dieu celtique, très présent en Gaule, il est le dieu inventeur de tous les arts et protecteur des marchands et des voyageurs. Il couvre les 3 fonctions (sacerdotale, guerrière et productive), il est issu du mariage entre le monde de l’esprit (fils de Cian) et le monde de la matière (fils d’Ethnea). Fils de la lumière et des ténèbres…

Il est l’union entre le ciel et la terre, la vie et la mort…

Son arme symbolique est la lance (le javelot), il est musicien et sa harpe magique peut jouer tous les airs, il maitrise toutes les techniques, il acquiert la plénitude de son rôle en gagnant une partie du jeu d’échec contre Nuada, il prend alors possession des destinées du royaume et de l’univers.

Lugh est le dieu lumineux, celui qui resplendit au cœur de l’été, sa fête est « l’assemblée de Lugh », Lugnasad. Grand rassemblement du peuple, où se déroulaient des épreuves sportives. Associé au sud, au lumineux, à la récolte, au cœur de la période lumineuse, la période où la guerre est possible. Chez les irlandais il apparait sous le nom de Lugh Samildanach et passe pour le fondateur de la royauté irlandaise.

Lugus est le nom utilisé en Grande-Bretagne et en France pour désigner un dieu très semblable au Lugh irlandais et au Lleu gallois. Les Gaulois le vénèrent partout à l’époque de la Gaule indépendante et César l’assimilera à Mercure.
On le retrouve au pays de Galles sous le nom de Lleu.

(Source copié collé de Mythologica.fr)

César nous informe que Lug est le plus grand dieu des Gaulois, inventeur de tout les arts et protecteur des marchands et des voyageurs. En Irlande le dieu qui lui correspond est Lug Samildanach le dieu « polytechnicien » c’est à dire ayant toutes les techniques et sachant tout faire. Selon le récit de Mag Tured il possède les capacités de tout les autres dieux. Il est donc « hors classe » se situant au dessus d’eux. Il est belliqueux, violent, bienfaisant, doué pour les activités intellectuelles et artisanales et pour l’exercice de la médecine. Il est ambivalent car issu d’une mère associée à l’aspect sombre du monde et d’un père associé à son aspect clair, il est de ce fait un dieu ambivalent malgré son statut évident de dieu solaire et lumineux.

On lui associe généralement une lance empoisonnée. Lors des combats il se bat sur un pied, lance des sorts et effectue une danse afin de charmer son adversaire.

Lugnasad la troisième en importance des quatre grands fêtes celtes lui est consacrée et se déroule en son honneur au début du mois d’Août. On célèbre à cette occasion les noces entre jeunes de la tribu. Lug laisse aussi son nom à la ville de Lyon autrefois Lugdunum, ville de Lug.

(Source : l’Arbre Celtique)

Lugnasad lors de la christianisation a continué d’être fêtée par les Irlandais, qui y ont assigné dans le calendrier chrétien, celui qu’en France on utilise généralement, la date du 1er Août. Lugnasad était la fête politique, où le dieu souverain, Lug, était mis en vedette. Le 1er août chrétien est, entre autres, la date de la fête de Saint-Pierre-aux-liens : or, un mythe concernant le dieu Lug le montre lié, par ses amis les Tuatha Dé Danann, qui tentaient ainsi de le tenir à l’écart du combat (la bataille, seconde du nom, de Mag Tured).

(Source : Site de l’association française de mythologie)

Désignant l’équivalent de Mercure dans le schéma religieux de César, le théonyme gaulois Lug(us) est attesté : par le toponyme latinisé Lugu-dunum (« forteresse de Lugus »), dont on connaît une quinzaine d’exemplaires — les principaux sont Lyon (Rhône), Laon (Aisne), Laudun (Gard), Loudun (Vienne), Loudon (Sarthe), Leiden (Pays-Bas) ; par le pluriel Lugoves (« les [trois] Lugus ») dans deux inscriptions gallo-romaines à Avenches (Suisse) et à Bonn (Allemagne) ; par l’anthroponyme Lugu-selva « [celle qui est] la propriété de Lug » dans une inscription de Périgueux ; par un petit nombre de dérivés suffixés du type Lugurix, à Genouilly (Cher), ou Lugius à Narbonne. Il existe en Grande-Bretagne dans le toponyme hybride, britto-roman Luguvallium, ancien nom de Carlisle, près du vallum d’Hadrien.
Tous les autres témoignages sont celtiques insulaires. Le dieu Lug (« lumineux ») est principalement connu comme le premier dieu du panthéon irlandais et chef des Túatha Dé Dánann (« tribus de la déesse Dana »). Le texte mythologique qui raconte ses aventures est le Cath Maighe Tuireadh, ou « Bataille de Moytura », dont la version le plus ancienne est contenue dans un manuscrit du xve siècle. Mais le texte est très archaïque et on a des preuves qu’il était connu antérieurement au xe siècle. Lug est dit samildanach « polytechnicien », et il porte le surnom de Lamfada, « au long bras ». Il possède à lui seul toutes les capacités et il assume toutes les fonctions de tous les autres dieux : il est simultanément druide, guerrier et artisan. C’est lui qui, par sa magie, assure aux Irlandais la victoire sur les génies malfaisants, ou Fomoire, qui opprimaient l’Irlande. Fils du Fomoire Delbaeth (la « forme » indifférenciée) et d’Eri (« Irlande »), il vainc son grand-père Balor (l’« éclair » ?) en le tuant d’un coup de pierre avec sa fronde. Mais Lug est dit aussi fils de Cian (« lointain »), et Cian est fils de Diancecht, le dieu-médecin. Lug est pour sa part le père du grand héros de l’épopée d’Ulster, Cuchulainn. Une version plus ancienne du Cath Maighe Tuireadh, transcrite au xvie siècle, lui donne une allure « odhinique » marquée (caractère sombre, vindicatif, violent).
Les aventures de l’équivalent gallois, Llew Llawgyffes (« à la main agile »), sont racontées par les écrits médiévaux des Mabinogion, mais la mythologie de ces récits est très affadie, diluée et romancée.
— Christian-Joseph GUYONVARC’H

(Source Wikipédia Universalis)

Des jeux avaient lieux à Lugnasad en son honneur. La fête en elle même se centrait sur la célébration du début des moissons, on y dressait des roues sacrées et y faisait des courses de chevaux, des jeux sportifs athlétiques et de la nourriture spéciale préparée pour l’occasion.

Plusieurs tribus celtiques tirent leur nom de celui de Lugh. Son rôle est plus important dans la mythologie celte que celui de tout les autres dieux, il apparait en de nombreux mythes et c’est pour cela que c’est un de ceux qu’on connait le mieux. Lugh était de façon quasi certaine une divinité panceltique vu qu’on retrouve son nom ou des noms proches associé à une divinité aux mêmes fonctions dans toutes les cultures celtiques, la seule interrogation restante empêchant d’être 100% sur que c’est bien le même dieu à chaque fois étant que les mythes lui étant associés peuvent être très différents d’une culture celte à une autre mais sa fête et ses fonctions rituelles restent identiques pour tout les celtes anciens. Le nom Lug dérive de la racine indo européenne leug(h) et son sens le plus probable étymologiquement est « faire un serment ».

Lug possède dans la mythologie irlandaise un des quatre trésors des Tuatha de Dannan parfois considéré comme son épée parfois comme sa lance mais généralement comme étant sa lance, la lance de Lugh, arme ayant la propriété de ne jamais raté sa cible et d’assurer la victoire de son porteur en tout combat. La plupart des gens qui sont dans des pratiques néopaïennes d’inspiration celtique au sens large le vénère encore de nos jours et fête Lughnasad (soit un bon million de personnes dans le monde en gros) fête également fêtée par des néopaïens syncrétiques, principalement wiccans mais pas exclusivement et plus largement par beaucoup de gens même chrétiens ou non croyants dans les territoires celtes actuelles en tant que fête culturelle locale donc fort populaire encore de nos jours. Sa mythologie complexe nous le dépeint comme à la fois audacieux et puissant d’un côté mais aussi borné et impitoyable d’un autre côté. Du coup cet aspect très multifacettes de ce dieu fait que plein de gens de religion d’inspiration celtique peuvent trouver quelque chose à honorer de lui et plein de gens de culture celte ou curieux de celle ci être intrigué par cette divinité et en admirer des aspects.

 

(Source : http://lairbhan.blogspot.com/2016/05/lugh-many-skilled.html)

Les divinités celtiques : Cernunnos

Les divinités celtes sont assez méconnues surtout si on les comparent aux stars d’autres mythologies anciennes comme les dieux des panthéons grecs, nordiques ou égyptiens par exemple. En effet Zeus, Athéna, Apollon, Thor, Loki, Freya, Seth, Horus et Thot ce sont des noms qui évoquent quelque chose à tout le monde en général, Morrigan, Le Dagda ou Lugh moins et c’est bien dommage parce qu’il y a plein de divinités celtiques intéressantes alors je me suis dit que ce serait pas mal de présenter vite fait les principales. Je commence avec une divinité qui n’est pas la plus centrale mais qui a quand même une place importante et sur laquelle certains d’entre vous s’interroge, Cernunnos.

Cernunnos (ou Carnunnos, Cernunnus) « Le Cornu » est le dieu de la virilité, des richesses, des régions boisées, des animaux, de la régénération de la vie et le gardien des portes de l’autre monde (Annwn, autre nom du Sidh). Il semble que son nom soit plus une épithète que son nom véritable.

Cernunnos porte des bois de cerf et un torque. Il est souvent accompagné d’un serpent à tête de bélier et d’un cerf.

Il porte parfois un sac (ou une corne d’abondance ou plus simplement un bol) qui déverse du grain ou des pièces de monnaie. Dans la mythologie celtique, Cernunnos a été assimilé à Gwynn au Pays de galles et aussi à Herne le chasseur en Angleterre. Tous les deux étaient fort célèbres pour leur « Chasse Sauvage », ils sortaient des Enfers (ou plus simplement de la forêt) accompagnés de leur meute de chiens des Enfers pendant la saison de chasse hivernale.

On a longtemps cru qu’entendre la voix de Herne, qui ressemblait au brame du cerf, présageait d’une mort certaine.

En tant que dieu de la régénération de la vie, il connaît une nature cyclique: il apparait au solstice d’hiver, se marie à Beltane (commencement de l’été) et meurt au solstice d’été. Puis à Samhain il sort des Enfers pour se lancer dans sa « Chasse Sauvage ».

Extrêmement populaire parmi les Celtes, les druides ont largement encouragé l’adoration de Cernunnos qui devint un obstacle sérieux à la diffusion de christianisme.

(source mythologica.fr quasi entièrement du copié collé)

La représentation, sur une plaque du chaudron de Gundestrup, du dieu aux bois de cerf, assis dans la posture « bouddhique », tenant le torque d’une main, un serpent de l’autre, et entouré d’animaux, dont un cerf, laisserait à penser que Cernunnos est le Jupiter gaulois dans l’aspect de maître des animaux. (Source : L’Encyclopedia Universalis, copié collé).

Comme l’explique Pierre Dubois dans cette interview, http://peuple-feerique.com/fees-lutins-elfes/2008/08/pierre-dubois-lelficologue/ (qui n’a pas grand chose à voir avec Cernunnos mais est très intéressante donc je vous la conseille), Cernunnos comme Pan étant une divinité très populaire chez les « païens » qui faisait concurrence au dieu chrétien lors de l’expansion du christianisme en Europe a été diabolisé par ces derniers et est devenu une figure du diable à leurs yeux, les chrétiens de l’époque l’accusant d’être le diable. D’où la confusion fréquente d’abord crée par eux entre Cernunnos, Pan et le diable d’ailleurs.

Certains prétendre que Cernunnos le dieu cerf serait une divinité préceltique a la base venu du fond des âges préhistorique mais rien ne vient confirmer cette théorie fort peu probable hors de quelques dessins de personnages vêtus de peaux de cerfs semblant interprétables comme étant en train de faire des rituels magiques sur des grottes paléolithiques qui peuvent être interpréter autrement et quand bien même ce serait l’interprétation correcte ne garantissent en rien qu’il s’agit de Cernunnos vu que des dieux cerfs il y en a quand même plus d’un dans les mythologies du monde entier.

Les premières figures attestées de dieux cerfs viennent historiquement de la Mésopotamie de la Haute Antiquité puis se diffusent de plus en plus vers l’Est jusqu’à atteindre l’Inde où l’hindouisme l’associe à Shiva, une divinité hindoue aux caractéristiques pour le coup très proches de celles de Cernunnos. L’article rappelle ensuite l’existence de tas de dieux cornus dont à priori le plus ancien est le dieu bouc égyptien Amon.

Cernunnos est aussi une divinité celtique de la nature, du monde sous terrain et des morts, attributions qui expliquent sans doute le lien fort fait entre ce dieu et la fête de Samain, lien par ailleurs qui parait surtout renforcé considérablement dans les derniers temps précédant la christianisation de cette fête là où initialement ç’était vraiment la fête de tout les dieux et Cernunnos n’y était mis en avant que parce qu’il était alors censé sortir du monde sous terrain pour lancer sa Grande Chasse. C’était aussi un dieu de la fertilité. Certains y voient une sorte de Terre Père représentant les aspects actifs de la nature.

Outre le cerf les animaux celtiques sacrés lui étant attribués comptaient le taureau, la chèvre et l’ours. Cernunnos fait partie des divinités dont le culte n’a pas disparu dans l’antiquité tardive (même si parfois ces adorateurs influencés par l’Eglise vénéraient une divinité floue mélange d’influences diverses impliquant des traits de Cernunnos, des de Pan et des de Faunus entre autres), et il est de ceux de ces cultes dont les adorateurs furent pourchassés et accusés de sorcellerie. Même si à l’époque moderne (surtout à partir du XVIIIème siècle mais déjà beaucoup dès le XVIème siècle) la confusion entre celui ci et des figures issues de la mythologie héllénique, dont principalement Pan est extrêmement répandue tant chez les chrétiens que chez les païens eux même (distinction d’ailleurs assez artificielle vu le nombre de chrétiens surtout dans les campagnes et chez les pauvres gens aux croyances très syncrétiques mêlant leur christianisme de beaucoup d’éléments préchrétiens issus d’anciennes religion païennes ce qui ne cessera vraiment d’être le cas qu’avec la massification de l’éducation religieuse chrétienne au début du XXème siècle). Ce n’est qu’au XIXème siècle dans des milieux ésotéristes ancêtres du New Age moderne que la figure de Cernunnos réapparait distinctement et est de nouveau popularisée et vénérée, ce qui par la Wicca qui en fera son dieu Père en inventant toutes sortes de trucs à son propos n’ayant aucun lien avec le Cernunnos vénéré par les Celtes tel que décrit pas les sources antiques (notamment toutes les histoires où il serait supposé avoir des liens avec La Déesse des Wiccans qui sont une croyance wiccane qui ne se fonde nullement sur quoi que ce soit issu des anciennes sources celtiques).

(Source https://ericwedwards.wordpress.com/2014/07/23/the-horned-god/ : début d’un article anglais très complet sur cette divinité)

Néanmoins c’est sous cette forme qu’il est largement le plus vénéré à l’heure actuelle par un bon million de Wiccans tandis que le nombre de gens tentant de faire revivre le druidisme qui le vénère à l’heure actuelle tel qu’il est censé être selon la mythologie celtique doit pas excéder un bon millier de personnes.

Ah dernier point et on devrait avoir fini le tour des bases concernant ce dieu, contrairement à un mythe que les intégristes monothéistes répandent souvent pour diaboliser les tentatives de certaines personnes de faire revivre le druidisme de façon néopaïenne, les sacrifices humains dans le monde celte étaient exceptionnels et ceux que les archéologues ont retrouvé semble avoir été faits à Beltaine non point à Samain et ne pas vraiment du moins de ce que j’ai pu en avoir trouvé pour le moment été consacrés à Cernunnos mais à Belenos en règle générale, bon après on en a retrouvé pour des dieux mineurs alors je suppose qu’il s’en faisait à tout les dieux principaux mais d’une part il y a de nettes traces archéologiques que les plus ancienne formes de Yahvé le dieu des chrétiens recevait aussi des sacrifices humains comme dans toutes les religions de la Haute Antiquité, d’autre part au moment où le druidisme commence à être diabolisé par les chrétiens dans l’antiquité tardive cela fait plusieurs siècles que plus personne de cette religion ne fait des sacrifices humains parmi les gens de cette religion et à l’heure actuelle les gens qui tentent de faire revivre le druidisme n’en font évidemment pas du tout, ni à Cernunnos ni à aucun autre dieu celte pas même Bélénos donc ce type d’affirmations trouvées partout sur les sites d’intégristes religieux voulant diaboliser Cernunnos, Samain et surtout Halloween est diffamatoire et obscurantiste en plus d’être complètement bidon. Bref en conclusion pour se renseigner sur l’ancienne mythologie celte il vaut bien mieux le faire à partir de sources archéologiques et historiques sérieuses qu’à travers des sites religieux monothéiste très orientés de qualité plus que douteuse en ce qui concerne la véracité des faits qui y sont relatés. Voilà pour Cernunnos, quelle divinité je fais la prochaine fois? Lugh ou un/e autre?

 

Samain

C’est la plus grande des quatre fêtes celtiques principales. Elle est la fête qui représente le passé quand Beltaine représente le présent et Lugnasad l’avenir (Imbolc ne représente pas de temps particulier car il n’y a que trois temps pour les celtes anciens, le passé, le présent et l’avenir). Les fêtes celtiques principales n’avaient pas la même importances les unes par rapport aux autres et Samain était clairement et de loin la fête la plus importante, Beltaine étant la seconde, Lugnasad la troisième et Imbolc la quatrième et dernière. L’année celtique était divisée en deux parties, une saison claire et une saison sombre et Samain était le début de la saisons sombre.

Bien entendu les peuples celtiques ayant été principalement ruraux et paysans jusqu’à une époque très récente ces fêtes ont très longtemps été paysannes et agricoles. Ce n’est que leurs tentatives de reconstruction les plus récentes qui se sont éloignées de cet aspect qui originellement en était indissociable. Samain aussi dite Samonios (et qui fait l’objet de débats sans fins sur la question de sa prononciation) avec la saison sombre amenait aussi la fin des hostilités et des guerres. Elle se déroulait aux environs du 1er Novembre.

C’était la fête trifonctionnelle regroupant les trois classes sociales celtes antiques, la classe sacerdotale, les druides, la classe guerrière (les rois et les nobles) et la classe artisanale (la classe productrice, tout les autres paysans, artisans et commerçants soit la quasi totalité des celtes). Samain est le Nouvel An celtique. C’est censé être un temps particulier n’appartenant ni à l’année qui commence, ni à celle qui se termine, un temps un peu hors du temps en quelque sorte. C’est pour ça que les mythes, légendes et récits du folklore celtique se passent presque toutes le jour de la Samain qui est le jour de l’année le plus privilégié en ce qui concerne les relations entre les hommes et les Aos Sidh. On dit parfois d’ailleurs que c’est le jour de l’année où le voile entre notre monde et le Sidh est le plus fin pour expliquer cela.

Samain continue d’être fêtée de nos jours non seulement par des gens qui font de leur mieux pour la fêter autant que faire se peut dans l’esprit de l’ancienne tradition celtique, en France principalement en Bretagne, mais aussi indirectement par des fêtes qui y tirent leur origine tout en étant en grande partie dérivées de Samain. La première 31 Octobre étant la plus fêtée de par le monde et en France, All Hollow’s Eve, La Nuit de Tout les Saints initialement pour les chrétiens qui par un curieux mélange avec les anciennes traditions druidiques d’une part et le marketing moderne d’autre part est devenu Halloween, la seconde le 1er Novembre la Toussaint proprement dite qui est clairement une christianisation de la Samain et la dernière le 2 Novembre le Jour des Morts fêté principalement au Mexique qui mêle influence chrétienne de la Toussaint, quelques influences issues de survivances druidiques, influences marketing et très forte influence du folklore local propre aux traditions des Mexicains. Cela fait donc trois grandes fêtes à dates proches par un curieux hasard de celles du calendrier celtique ancien qui situait les trois nuits de Samain dans ces environs là chronologiquement (en effet les Celtes anciens comme nous l’apprend César comptaient l’année par le nombre des nuits et non point des jours et le calendrier celtique n’était pas purement solaire comme le calendrier actuel mais lunisolaire ce qui explique la difficulté à faire coïncider exactement les dates des deux calendriers entre eux). Il ne vous aura pas échappé que les trois fêtes ont pour thème central la mort et les honneurs rendus au défunt ce qui était également le cas de Samain.

En Grande Bretagne les feux de joie et feux d’artifices de la nuit de Guy Fawkes sont plus corrélés à des survivances des festivités de la Samain qu’au personnage de Guy Fawkes en lui même également.

(Source : L’arbre celtique)

Ce jour hors du temps permet aux vivants de rencontrer les défunts. Et vice versa bien entendu. Samain a trois jours de solennité ayant chacun un thème spécifique, le premier est consacré à la mémoire des héros, le deuxième à celle de tout les défunts et le dernier aux réjouissances populaire et familiales marquées par des réunions, des banquets et des festins de toutes sortes pouvant se prolonger jusqu’à une semaine entière. Par ailleurs si l’étymologie de Samain est disputée la plus logique et fréquemment retenue des propositions cohérentes faites à ce sujet est de considérer que Samain signifie réunion ce qui en effet est le centre du sens de cette fête dans tout ses aspects, elle vise à réunir tout les celtes ensemble.

La veille de la nuit de la Samain avait lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons éteignaient les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides procédaient à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Puis chaque maître de maison repartait avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison qui devait durer jusqu’à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.

Dans la nuit du 31 octobre – les fêtes celtes commencent à la tombée de la nuit -, on croyait que le monde des morts, des fées et des sorcières entrait en contact avec celui des vivants. On croyait ainsi que les âmes des défunts revenaient errer autour des maisons des vivants c’ est pourquoi on laissait la porte entre ouverte et une place à table et on plaçait des lanternes sur les chemins pour les guider.

La tradition de Samain n’a pas complètement disparu ni avec la romanisation de la Gaule, ni avec le développement du catholicisme. Et c’est sans doute par référence à cette fête celte que le pape Grégoire IV décida, en 840, de faire du 1 er novembre, le jour de tous les saints. La référence à Samain devenait encore plus claire lorsque, trois siècles plus tard, à la fête des saints et des martyrs, on adjoignit la fête de tous les morts.

Avec la fête américaine d’Halloween largement entretenue par les médias et la publicité, est apparu Jack O’ Lantern, un personnage tiré d’un conte irlandais. Ivrogne invétéré et avare, Jack réussit à tromper le diable à deux reprises.

(Source : mythologica.fr, là pour le coup j’ai juste copié collé, eux même se fondent sur cinq livres de spécialistes de la mythologie celtique)

De nos jours donc il y a pour conclure quatre type d’héritages de la Samain le plus éloigné en étant le Jour des Morts mexicain qui n’en a que quelques influences, le second plus éloigné en étant Halloween qui bien que la plus populaire en est aussi la fête qui en a le plus gardé que la forme et laissé de côté le sens spirituel profond même si résumer Halloween a « c’est une fête commerciale inventée par les américains » est du fait de ses lointaines origine liées à la Samain quand même extrêmement caricatural et faux par conséquent, ensuite la Toussaint qui en est la christianisation mais qui hormis les quelques modifications qui y ont été apportées pour la rendre adaptable à une façon chrétienne de penser le monde est dans un esprit similaire à la Samain et enfin la Samain ayant gardé son nom tel quel fêtée surtout par les peuples celtiques, leurs descendants et quelques fois par des néopaïens n’en étant pas mais se reconnaissant dans son principe qui essaye de restituer autant que faire se peut l’esprit de l’ancienne fête celte de nos jours. Il y a quand même un bon million de gens qui tente de fêter Samain en restant dans l’esprit de cette ancienne fête celte aujourd’hui donc on peut dire qu’elle n’a pas vraiment disparu et c’est juste adaptée à un contexte plus moderne.

 

L’étymologie celtique de noms de quelques grandes villes en France.

Paris : Initialement nommée Lutèce cette ville ayant un nom qui en gaulois faisait référence à la boue et aux marais initialement ce qui correspond à la description du terrain que César en fait par ailleurs dans La Guerre des Gaules disant qu’il existerait un marais permanent qui déverserait ses eaux dans la Seine. Ensuite elle prit le nom d’un des peuples gaulois (il y en avaient beaucoup de très différents), les Parisii, qui s’étaient installés en ce lieu. Leur nom lui a une étymologie fortement incertaine, la plus couramment retenue par les spécialistes étant qu’elle proviendrait à priori du mot gaulois pario, le Chaudron et signifierait alors Ceux du Chaudron.

Si tel était le cas ce serait une référence druidique évidente au chaudron du Dagda qui est dans la mythologie celtique un chaudron d’abondance du quel sort éternellement de la nourriture représentant la survie après la mort dans le Sidh et les richesses cachées du monde invisible. Chaudron du Dagda par ailleurs à l’origine du Graal des mythes arthuriens qui en était initialement la christianisation.

Lyon : Autrefois Lugdunum, la colline de Lug, divinité la plus importante de la mythologie celtique Lug à laquelle dans l’antiquité un sanctuaire druidique était consacré. D’ailleurs de très nombreux autres sites ont le même nom ou des noms en étant dérivés comme Laon ou Leyden qui sont aussi pourvues d’un sanctuaire dont le plus probable et qu’il fut consacré à ce dieu. L’empereur Auguste fit par ailleurs ériger l’autel confédéral des Gaules à Lugdunum (Lyon) le 1er Août (date coïncidant à peu près avec Lughnasad une des quatre grandes fêtes celtiques qui était consacrée à ce Dieu) de chaque année s’y tenait la plus vaste assemblée des Gaules et le culte rendu à l’empereur de Rome par ces dernières et que bien sur Lugdunum (Lyon) était le centre du monde celte avant que plus tardivement, vers la fin de l’Antiquité et le début du Moyen Age celui ci ne se déplace plus au Nord en Irlande et ne devienne Tara.

Plutarque nous a par ailleurs rapporté le mythe fondateur de Lyon qui est par ailleurs probablement un des mythes celtes les plus anciens qui nous soient parvenus et que voici :

Momoros et Atepomaros chassés du pouvoir par Sérénoéos vinrent sur cette colline sur ordre d’un oracle, voulant fonder une ville, les fossés étaient creusés soudain des corbeaux parurent volant ça et là et couvrirent les arbres des alentours. Momoros expert dans l’art des augures appela la ville Lugdunon car en la langue de ces peuples lug signifie corbeau (oui et renvoie aussi directement à Lug la divinité) et dunum lieu élevé (comme dune ou colline en français actuel).

Une histoire qui par ailleurs témoigne que dans l’ancienne religion druidique la forme de divination la plus pratiquée de fort loin était celle qui se fondait sur les comportements des oiseaux qui était extrêmement populaire chez les anciens celtes.

(Source l’Arbre Celtique)

Nantes : Nom issu du latin signifiant port des Namnètes on sait qu’il est le remplacement latinisé d’un nom initialement gaulois, latinisation des noms fréquente lorsque les romains faisaient la conquête d’une ville, son nom gaulois initial était Contigwic et signifiait confluent. Si j’ai bon souvenir c’est bien une ville au confluent de la Loire et de la Vienne non? La Loire a d’ailleurs un nom provenant aussi du gaulois initialement signifiant vase ou limon, par contre pour la Vienne je n’en ai pas trouvé l’origine. D’ailleurs aujourd’hui en breton Nantes se dit Naoned dérivé du moyen breton Naffnet qui désignait les Namnetes le peuple gaulois vivant dans la région de Nantes dans l’antiquité.

Rennes : Son nom vient de Redones nom que donnaient les Romains au peuple gaulois local issu de la racine celtique red signifiant allez à cheval ou aller en char, son nom est latinisé son ancien nom gaulois étant Condate qui signifiait également confluent, Rennes étant en effet au confluent de l’Ille et de la Vilaine. En breton l’Ille se nomme l’Il et son nom veut dire île et la Vilaine elle n’est pas nommée ainsi par ce qu’elle serait jugée inesthétique mais par étymologie bretonne car son nom viendrait du breton « ar ster vilen », la rivière aux moulins ou du breton « ar ster velen », la rivière jaune. De nos jours en breton Rennes se dit Roazhon et vient elle aussi du nom des Redones.

Reims : Son nom provient du latin signifiant la ville des Rèmes, peuple gaulois ayant alors habité cette région, il a remplacé son nom initiale gaulois de Durocortorum hélas si on sait que duro veut dire porte ou enclos en gaulois on ignore la signification de cortorum en cette langue dont encore bien des mots nous échappent à l’heure actuelle donc le sens initial de son nom demeure inconnu.

Angers : Nom provenant de celui du peuple gaulois l’ayant habité qui avait semble t’il donné son nom a sa ville, Andecavorum.

Le Mans : Nom issu du nom latinisé du peuple gaulois des Cenomani qui vivait dans l’antiquité dans cette région.

Brest : Nom issu de Brixia racine qui dans les langues indo européennes gaulois et breton compris signifiant hauteur et fort.

Limoges : Son nom lui provient de la tribu gauloise des Limovices, dont le nom est formé sur limo l’orme et vices la victoire et la tradition populaire suppose que cela vient du fait que les gaulois taillaient leurs armes de jets dans des branches d’orme.

Amiens : Latinisation du nom d’une ville gauloise lui donnant le nom du peuple gaulois qui l’habitait dans l’antiquité les Ambiani, son ancien nom gaulois étant Samarobriva qui signifiait le pont sur la Somme. Somme dont le nom gaulois et romain était Samara adopté par les Romains et provenant du Gaulois il signifiait samo « tranquille » et « ar » « rivière, fleuve ou vallée », soit fleuve tranquille en raison de son cours qui est en effet particulièrement calme. La Somme est un dérivé direct de son nom original s’étant tout simplement déformé avec le temps.

Metz : Vient du nom latinisé d’un peuple celtique ayant habité la région auparavant, les Mediomatrici.

Besançon : Vient du latin Vesontio dont il a parfois été supposé toute fois sans certitude qu’il viendrait d’une langue celtique et signifierait initialement montagne vu que c’est dans la région montagneuse du Jura.

Orléans : Nom sans aucun lien avec les racines celtiques de l’ancienne cité du peuple celte des Carnutes, Cenabum, sur les ruines de laquelle Orléans fut construite dont le nom avait la même racine celtique que celui de Genève et signifiait nappe d’eau ou embouchure.

Argenteuil : Vient du gaulois Argantoialon qui signifie la clairière d’argent.

Nancy : Vient du celtique Nant et signifiait « marais ».

Voilà c’est fini pour les villes de plus de 100 000 habitants et pour les plus petite je vous laisse chercher par vous même.

 

 

 

Les fées et le sexe. Le coté érotique du folklore féerique.

Article traduisant et synthétisant du mieux que je peux l’article Sex and the Fairy du très bon blog spécialisé sur les fées British Fairies, celui là : https://britishfairies.wordpress.com/2016/08/15/sex-the-fairy/ .

En effet si une minorité d’histoires du folklore féerique traditionnel en étaient dépourvues là plupart étaient remplies de sexe, soyons clair le monde des Fées, le Sidh, dans la tradition celtique ancienne est le monde des rêves considéré comme un monde parallèle au notre (enfin une vision de notre monde à laquelle on peut accéder en se mettant dans des états particuliers de conscience pour être plus précise)…et si ce bon vieux Freud a dit beaucoup de bêtises sur beaucoup de sujets si il y a bien une chose sur laquelle il a vu juste c’est que les rêves sont très fournis en cul et en métaphores érotiques…et du coup le monde des rêves ou le monde des fées et le folklore allant avec l’est aussi. Sans doute une des raisons pour lesquels les chrétiens ont eu tant de mal avec ce folklore d’origine préchrétienne et fait de leur mieux pour le rendre méconnu vu qu’il collait pas trop de ce fait avec les bases d’une religion qui considère la sexualité comme très mauvaise moralement et fait tout pour la réprimer (certes ça a changé depuis mais le christianisme européen de l’époque de la chasse aux sorcières c’était clairement ça).
Apparemment s’en est même au point ou une folkoriste du nom de Maureen Duffy a carrément écrit une thèse de littérature sur le thème de l’érotisme féerique intitulée The erotic world of faery publié en 1989 (un bouquin de 401 pages disponible en librairie apparemment). Elle y démontre qu’un des rôles des fées dans cette littérature est d’être l’expression de désirs sexuels réprimés. En effet la liberté sexuelle est grande dans l’ancienne culture celtique (ou les femmes avaient pas mal de droits sur ce point, l’homosexualité était autorisée de même que les mariages non hétérosexuels et les unions n’étaient pas toutes monogames certains hommes ayant plusieurs femmes et certaines femmes plusieurs maris pour vous donner une idée) et les tabous sexuels chrétiens y étaient majoritairement totalement inconnus.
Cependant le folklore féerique tel qu’il nous a été transmis provient majoritairement d’époques ou la christianisation du monde celtique est déjà très forte et donc les tabous liés à la sexualité imprègnent déjà les auteurs de la plupart des récits folkloriques sur les fées qu’on connait. On note par exemple que les histoires de fées à fort contenu sexuel surtout datées d’époques récentes et allant contre les tabous sexuels chrétiens sont presque toujours des histoires qui finissent mal ou l’Aos Sidh est malveillant et généralement fatal pour son amant humain. Ceci dit les quelques histoires érotiques de fées finissant bien avec des fées bienveillantes et du sexe épanouissant pour l’humain autant que pour l’Aos Sidh sont d’après elle témoignage de l’existence d’une autre sexualité à ces époques ouverte et joyeuse quelque peu utopique rendue possible par ce type de récits.
Elle remarque que la littérature érotique féerique a souvent des thèmes profonds et psychologiquement très forts pour les gens de leur époque car permettant à ces derniers d’aborder des sujets très tabous sexuels bien sur avant tout mais aussi d’autres ordres en toute liberté car indirectement et par métaphores.
Les fées sont aussi présentées dans cette littérature fréquemment comme éducatrices sexuelles pour les enfants humains informant les jeunes vierges innocentes de ses sujets qui leur sont cachés par la culture dominante chrétienne. Elles se font aussi volontiers entremetteuses permettant aux jeunes amants humains de se rencontrer en cachette de leurs parents grâce à l’aide des fées dans des endroits connus et visibles d’eux seuls en toute intimité donc.
Ceci étant dit les histoires érotiques concernant des relations entre hommes féetauds et femmes humaines sont parfois elles aussi peu sympathiques beaucoup de ces hommes fées y profitant de l’avantage d’être invisible pour épier l’humaine qu’ils désirent comme de gros voyeurs, voir carrément la harceler et la palper en toute discrétion (une chose fréquente dans les plaintes de certaines personnes à ce propos dans leurs témoignages encore maintenant) et oui les histoires ou ces hommes violent des femmes humaines il y en a aussi vraiment beaucoup dans le folklore féerique ancien, le plus souvent ces viols étant présentés de façon fantasmée et fortement érotisée même si certains récits minoritaires les décrivent comme terriblement traumatiques également.
Ceci dit il y a aussi un aspect de ce folklore érotique féerique qui est qu’il est volontiers tourné vers des pratiques que de nos jours on classerait BDSM la plus courante y étant la morsure érotique, semblable à celle plus connue des vampires. Les relations sexuelles les plus fréquentes dans le folklore féeriques sont celles entre un humain et une fée, celles sur une humaine avec un féetaud étant plus rare et les autres combinaisons plus encore, les histoires sexuelles entre deux humains un homme et une femme qu’une fée personnage secondaire en rôle d’entremetteuse ou d’adjuvante aux héros souvent vivant la douleur d’un amour interdit est le troisième type le plus courant, les autres types d’histoires étant hyper rares dans ce folklore notamment la représentation de la sexualité entre deux fées, même si l’une est une femme fée et l’autre un fétaud.
Les fées dépeintes dans les arts picturaux anciens comme modernes femmes comme hommes sont hypersexualisées et extrêmement érotisées et le plus souvent fort peu vêtues ou vêtues uniquement de façon à mettre encore mieux en avant leurs charmes que ne le ferait leur nudité elle même fort fréquente (et aussi bien dans les productions pour adultes que pour enfants par ailleurs ce qui donne un air pédophile perturbant à certaines de leurs représentations les plus commerciales notamment dont on peut questionner si c’est vraiment aux petites filles qu’elles s’adressent et pas aux vieux pervers…ceci dit je suppose que les enfants ayant une sexualité quoi qu’on se dise là dessus pour se mentir et se rassurer sur ce sujet qui nous gêne bien souvent en tant qu’adultes je suppose qu’on peut aussi se dire que c’est en partie la révélation de tabous sociaux actuels sur la sexualité enfantine que ce genre de passion pour les fées peut parfois exprimer chez certaines petite filles découvrant leur sexualité et apprenant à la contrôler par ce biais voir même potentiellement un aspect saphique des rapports sociaux entre les gamines vu à quel point certaines s’obsèdent pour la grande beauté de leurs fées commerciales favorites comme quoi décidément même sous son expression la plus aseptisée qui soit le folklore féerique est toujours fortement déviant des normes sociales par certains de ses aspects). L’excuse de « mais c’est des fées elles sont nues et très fortement érotisées parce qu’elles sont une représentation de la nature sans voile et donc c’est pas sale c’est une représentation pure et innocente » a d’ailleurs toujours fonctionné même à l’époque victorienne où la sexualité était plus brimée que jamais avant ou après pour pouvoir créer et partager de la littérature et de l’art graphique érotique sans éveiller trop de soupçons des moralistes et en ce sens les fées ont toujours été un des thèmes les plus pratiques et fréquents de l’érotisme artistique.
Ceci dit l’art pictural érotique ancien sur les fées avait aussi ses particularités, on y trouvait des femmes fées aux allures partiellement animales ou végétales qui excitait des fantasmes floutant le tabou de la frontière entre les espèces et dans quelques cas même clairement explicitement zoophile, des femmes fées représentées de façon très naturaliste presque anatomique le coup de mais elle est nue parce que je l’étudie c’est scientifique d’abord devant probablement être une excuse excellente également pour que ça passe auprès des moralistes j’imagine, les artistes d’alors par ailleurs représentaient souvent en les fées des maitresses femmes maitrisant clairement leur sexualité et sachant parfaitement faire ce qu’elles voulaient du pouvoir parfaitement actif de séduction étant le leur et sachant complètement contrôler les hommes en utilisant leur habileté à se jouer de leurs désirs de leurs charmes qu’elles travaillaient beaucoup à rendre irrésistible à ces derniers afin de les mener…à la baguette. D’où les sentiments souvent ambivalents des héros humains de ces histoires le plus souvent à la fois totalement subjugués par ces femmes fortes et excitantes par leur puissance et en même temps paralysés de terreur par leur absence de contrôle sur ces dernières tout en ne pouvant plus s’intéresser aux femmes humaines bien plus prudes, ignorantes des choses de l’amour et soumises par nécessité d’un sexisme très puissant à la date où se déroulent la plupart de ces histoires trop fades pour s’y comparer et donc se noyant finalement dans leur passion pour ces déesses jusqu’à s’en laisser mourir…de plaisir évidemment avec une métaphore d’orgasme extrême type petite mort plus qu’évident. Pour les histoires concernant les femmes entichées d’un féetaud si celui ci est souvent présenté comme un très beau mauvais garçon garnement rebelle, taquin et pas mal machiste il est aussi extrêmement entreprenant et ça peut être facilement expliqué comme une excuse pour permettre aux lectrices de fantasmer dessus sans se sentir immorales dans des sociétés ou la sexualité féminine est très réprimées en donnant une excuse du type « mais c’est de sa faute c’est lui je ne voulais pas » à l’expression de leur désir qui l’autorise, c’est un schéma courant dans la littérature érotique de ce type de société à destination des femmes qui explique ainsi la fascination qu’elle offre a beaucoup de femmes malgré que de prime abord si on n’en comprend pas les doubles entendre ont les trouvent extrêmement sexistes…un peu comme un certain nombre d’histoires de vampires actuelles qui reprennent des schémas très proches de ce qu’on trouve beaucoup dans la littérature érotique du folklore féerique traditionnel destinée aux femmes notamment avec l’homme fatal dangereux et séduisant et le BDSM soft à base de morsures. Pour ce qui est des histoires érotiques ou les fées sont des personnages secondaires aidant des humains souvent elles donnent à la Faerie une image d’utopie ultime de liberté sexuelle ou les tabous sont inexistants et sexuellement tout est permis et encouragé avec des aspects orgiaques fréquent et pas mal d’histoires comptant des amours a plus que deux notamment et un côté seul endroit où les jeunes gens peuvent exprimer leur sexualité ensembles loin du regard et des commentaires humiliants des adultes la refreinant.
Comme je disais il y a aussi quelques récits traditionnels du folklore féerique érotique qui n’ont rien d’hétérosexuelles ce qui évidemment ajoute à l’aspect déjà sulfureux sur pas mal de points de cette littérature et à son potentiel libérateur tout comme l’ambiguïté de genre et le travestissement qui y sont comme les métamorphoses et transformations variées des thèmes forts courants avec du coup je suppose un côté émancipateur pour pas mal de personnes que de nos jours on qualifierait de transgenres d’autant que les vêtements et activités des fées globalement semblent moins fortement genrées et plus égalitaires à priori que celle de la société humaine surtout dans l’ère victorienne dont la plupart des histoires érotiques du folklore féerique parvenues jusqu’à nous proviennent.
Evidemment tout ces récits étaient aussi des outils pratiques pour la masturbation elle aussi fortement mal vue par la chrétienté de l’époque car justement permettant la reprise de contrôle des gens sur leur sexualité, contrôle dont l’Eglise les a dérobé pour avoir le plus de prise possible sur eux et qu’elle tient alors vivement à maintenir pour éviter qu’en se libérant sur cet aspect les gens ne brise une des chaines les plus fortes qui les soumettent à son autorité et par conséquent ne menace son pouvoir. Voilà je suppose que vous voyez mieux maintenant pourquoi les moralistes religieux ont quelque chose contre les fées et les perçoivent comme des démons vu qu’ils perçoivent tout ce qui est sexe comme démoniaque et que la Féerie est entre autres une vraie partouze dans pas mal d’aspects du folklore féerique. Et pourquoi je ne peux jamais réprimer un sourire moqueur quand j’entends des gens dire que les histoires de fées sont excessivement prudes et virginales, cliché pour le coup très opposé à ce qu’on trouve vraiment dès lors qu’on s’y penche de plus près…et en les lisant d’une seule main…

L’affaire Robert Kirk : cas curieux lié aux fées.

Il y a des histoires de fées qui appartiennent au genre de l’horreur fantastique comme on l’a vu mais il y en a pour tout les goût incluant des histoires d’énigmes dignes de romans policiers dont celle que je vais vous narrer ici, le cas Robert Kirk. Notre récit commence au XVIIème siècle et concerne donc Robert Kirk un folkloriste et érudit éminent de cette époque connu pour les travaux auxquels il a consacré sa vie qui avaient pour quatre thèmes principaux les fées, la sorcellerie, les fantômes et la double vue dans les Highlands écossais. Il avait récolté un nombre impressionnant d’histoires à ces sujets.
Encore de nos jours les folkloristes estiment que son travail sur ces sujets est d’une aide précieuse pour leurs recherches encore de nos jours surtout en ce qui concerne les fées et la double vue. Cependant alors qu’il fut aussi l’homme qui publia la première Bible en gaélique écossais il ne parvint jamais à faire publier ses travaux sur le folklore car il mourut avant de le pouvoir en des circonstances tout ce qu’il y a de plus mystérieuses. Ce n’est qu’en 1815 que les travaux de Robert Kirk seront publiés par l’écrivain Walter Scottt.
L’œuvre était cependant anonyme jusqu’à ce qu’un nouvel éditeur en 1893 lui donne le nom sous lequel elle est connue de nos jours Commonwealth of Elfs, Fauns and Fairies (La République mystérieuse, des elfes, faunes, fées et autres semblables), œuvre de multiples fois republiée depuis avec des commentaires de spécialistes de ces sujets la complétant mais que je n’ai hélas jamais réussi à me procurer. Bon chrétien fort pieux ayant fait de longues études de théologie dont il est ressorti avec de hauts diplômes en la matière et des connaissances très étendues sur les sujets y étant corrélés ainsi qu’une culture générale variée proprement impressionnante.
Des rumeurs disent que les connaissances de se dernier lui venait de ce qu’ayant un rival qu’il voulait absolument dépasser il fit tout pour être le meilleur dans son domaine et y parvint. Il était aussi grand ami du fameux scientifique Robert Boyle auteur de la loi de Boyle et un des premiers chimistes modernes de l’histoire. Homme de son temps qui était celui de la chasse au sorcière et homme d’Eglise très pieux, Robert Kirk a collecté le folklore celtique sur les êtres invisibles non liés exclusivement au christianisme car issues de croyances païennes dans le but de les critiquer sur la base de ce que la Bible dit des êtres spirituels non humains afin d’en dire qu’elles sont démoniques d’un côté pour pousser les gens à se convertir au christianisme et les chrétiens syncrétique à cesser de rendre un culte à ces êtres et de l’autre de tenter d’en démontrer l’existence pour lutter contre l’athéisme alors commençant à croître. Cependant ces écrits auprès de la société du XVIIème siècle rencontrèrent principalement le scepticisme d’une société de plus en plus rationaliste et de moins en moins croyante en ce type d’êtres globalement.
Malgré ça encore aujourd’hui sont livre est jugé comme étant un des plus important, les plus reconnus, estimés et autorisés du monde par les spécialistes du folklore lié aux fées qui pensent que c’est un des livres les plus complets et précieux jamais crée sur ce types de croyances. La phrase la plus célèbre de son livre sur ce thème est la suivante : « Les Siths ou Fées qu’ils nomment Sleagh Maith ou The Good People (les Bonnes Gens un des noms du Petit Peuple) sont considérées comme d’une nature à mi chemin entre les Hommes et les Anges, comme l’on le disait autrefois des Démons, des êtres Spirituels d’intelligence fluide et aux corps de lumière changeant (comme ceux que l’on nomme Astraux) d’une nature proche de celle d’un nuage condensé et qui se perçoivent le mieux lors du crépuscule, ces corps étant si adaptables aux subtilités des Esprits qui les habitent qu’ils leur permettent d’apparaitre et de disparaitre à volonté » (avouez qu’il a un style d’écriture qui claque quand même) ».
Robert Kirk avait pris l’habitude d’une routine pendant laquelle il allait en chemise de nuit chaque soir d’été sur les fairy hill (les collines des fées) proches de chez lui afin d’y prendre une bouffée d’air frais avant de repartir se coucher mais un soir de 1692, la nuit du 14 Mai pour être précise, son corps fut retrouvé à terre, gisant sans vie, sur l’une des colline des fées. La cause de sa mort étant pour jamais inconnu bien des légendes ont circulé à ce sujet. Certains disent que ce ne sont pas ses cendres et son cadavre qui se trouvent sous sa tombe. D’autres disent qu’une fois mort il fut enlevé par la Reine des Fées qui fit de lui son aumônier et bien sur certains disent qu’il n’est pas vraiment mort mais a été enlevé par le Petit Peuple qui l’a mené en Féerie (autre nom du monde invisible, le monde des Fées) pour le punir d’avoir révéler les secrets du Petit Peuple d’autres qu’elles sont ses assassines l’ayant tué pour avoir trop épier leurs secrets et en avoir trop su et trop dit à leur propos.
Il était en effet considéré peu sage de parler de son savoir sur les peuples féeriques car la révélation de leurs secrets était réputée causer leur déplaisir et valoir au rapporteur de ces derniers aux autres humains une terrible punition. On disait aussi que ceux dont la vie terrestre avait été une vie trop proche des fées finirait leur existence enlevés par les fées et emmenés en Féerie peu avant leur mort ce qu’on supposait avoir été le sort de Robert Kirk. Dans son quartier les gens en disait qu’il était si familier du Petit Peuple que celui ci l’avait emmené l’année de sa prétendue mort et que sa pierre tombale reposait sur une tombe vide.
Alors et vous qu’en dites vous? Quelle est la cause de la mort de Kirk, mystérieuse ou naturelle? Sa tombe contient elle des cendres, un cadavre ou est elle vide? Si cendres ou cadavre il y a à l’intérieur de celles si sont ce celle de Robert Kirk ou de quelqu’un d’autre et en ce cas de qui? A t’il simplement succombé à un problème de santé ou fut il assassiné? Si il fut assassiné fut ce par les fées ou par quelqu’un d’autre et si oui par qui donc? Fut il vraiment enlevé par les fées? Si oui fut ce pour en faire leur aumonier ou pour le punir? Et si ce fut pour le punir quel sort ont elles bien pu faire subir au malheureux? Enfin est ce qu’une personne enlevée par les fées ainsi devient à son tour une fée après sa mort comme parfois certains le raconte?
Je vous laisse en juger par vous même et jouez les détectives si vous décidez de mener l’enquête…(moi j’adore ce genre de truc enfant c’était enquêter sur ce genre de cas étranges et résoudre les énigmes y étant liées que je voulais faire comme métier).