Pause.

Juste pour prévenir que je vais mettre ce blog en stand by pour un temps (environ un mois je pense) par besoin de m’occuper de choses nettement plus concrètes et de « descendre » du Sidh pour me consacrer à des activités très terre à terre. Il contient tout de même 50 articles dont un authentique livre assez long donc vous aurez de quoi vous y occupez en attendant mon retour ici. Quand je reviendrai je parlerais sans doute surtout mantique et phytothérapie dans ces pages mais pour l’instant j’ai besoin d’une pause sur ce sujet donc je la prends d’autant que j’y suis fortement invitée par des gens de mon entourage dont l’avis en la matière est le plus souvent pertinent. Pour ce blog à dans un mois donc et pour l’autre je pense continuer de l’alimenter régulièrement mais d’articles nettement plus courts.

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Ornithomancie 5 : Le cygne tuberculé.

Outre l’importance énorme de cet oiseau dans la culture celte et la religion druidique d’ores et déjà abordée il a bien sur une grande importance en Bretagne contemporaine culturellement. Son nom breton est Alarc’h. Son nom gaulois est très proche et se prononçait probablement de façon similaire, Allarch.

Comme dans cette chanson célèbre du mouvement pour les droits du peuple breton :

Chanson où il est assez évident que le cygne peut aussi donner le signe de l’envoi d’un combat.

Il n’est pas menacé cependant la prédation à son égard et à celui de ses œufs est excessive notamment du fait de l’homme, il est parfois retrouvé empoisonné aux métaux lourds, au plomb notamment. De plus, les cygnes tuberculés peuvent entrer en collision avec des structures humaines, telles que les lignes à haute tension et les pylônes électriques. Malgré cela, les cygnes tuberculés semblent bien supporter la présence humaine et être peu affectés par la dégradation de leur habitat. Ceci dit leur populations ont augmenté de façon significative après l’interdiction du plomb dans l’équipement des pêcheurs au Royaume Uni ce qui est un bon signe qui pourrait arriver en Bretagne aussi si on suivait cet exemple.

Le cygne tuberculé est dans l’Hindouisme le vahana (la monture) du dieu Brahma et de la déesse Sarasvati. Tout les cygnes sont pour le druidisme les messagers du Sidh et de ses dieux en général et tout particulièrement de Brigid.

Qui a en jugé par ces éléments soutient les luttes nationales bretonnes contre la colonisation française et pour la conservation de la culture bretonne même dans leurs aspects militants les plus violents et veut qu’on arrête la chasse excessive sans tenir compte de l’écosystème et la pollution des eaux aux métaux lourds par des techniques de pêche douteuses.

 

Ornithomancie 3 : La caille des blés.

Encore une fois pas de folklore particulier mais une baisse des populations causée par la destruction récente de ses habitats, les praires naturelles et le dérangement par les hommes et les animaux domestiques. Donc leur message est préservez les prairies naturelles récentes et arrêtez de déranger les oiseaux quand ils font leur vie tranquillement. Ce ne sont pas des attractions touristiques. Elles aussi donc donnent plutôt de mauvais signes et prophétisent un avenir de grande destruction écologique si on continue dans la direction où on est parti là. Entendons leur message.

Ornithomancie 2 : La perdrix grise.

Pas de folklore spécifique non plus mais la même diminution des populations, en plus rapide et grave est constatée, la moitié des effectifs ayant été perdus, ceci dit l’espèce n’est guère menacée, cependant des tentatives environnementales sont faites pour restaurer l’espèce à sa vigueur passée.

Ce sont les pesticides qui les intoxiquent et affectent leur santé reproductive qui sont cause de ces pertes de leurs populations jugée préoccupante par les écologistes qui encouragent à cesser l’emploi de pesticides et commencer l’agriculture écologique pour restaurer leur population.

Les petits des perdrix grises sont à tort jugés nuisibles en raison des grains qu’ils dévorent mais ils débarrassent les champs des insectes et leur sont utiles. Un grand nombre des jeunes mourront avant de pouvoir se reproduire, victimes de leurs prédateurs naturels ou de maladie, ou empoisonnés par les pesticides (ou faute d’insectes à manger en quantité suffisante). Voilà quel massacre cause cette fausse idée des hommes.

Enfin une chasse très excessive en a aussi tué et blessé énormément et les écologistes tentent de la recadrer.

Le message est donc limpide et le même que celui des perdrix rouge, pas de pesticides, agriculture écologique et tenant compte des écosystèmes à remettre en place et chasse qui doit revenir dans des proportions raisonnables pour les écosystèmes. Hélas pour l’instant leur message n’est guère entendu.

Ornithomancie 1 : La perdrix rouge.

La Bretagne contemporaine est pourvue d’environ 200 espèces d’oiseaux dont voici la liste :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_oiseaux_de_Bretagne

On va les prendre un par un et voir ce qu’on peut déduire de leur comportement. Premier cas la perdrix rouge. Elle n’est pas objet d’un folklore particulier en Bretagne mais récemment on y constate qu’elle est en déclin depuis les années 1970 bien que pas en danger. La cause principale en est le changement des pratiques agricoles qui a détruit leurs habitats mais la chasse en est une autre. Chasse irraisonnée ayant lâchée d’autres espèces de perdrix et donc diminué celle ci en nombre. Elle indique donc que l’agriculture intensive est une très mauvaise chose pour l’écologie, particulièrement par la destruction des habitats qu’elle entraine mais aussi par l’intoxication aux pesticides de ces oiseaux qu’elle entraîne et les insecticides qui tuent leurs proies et les font mourir de faim. La prédation par les chats et les chiens n’est pas à négliger non plus tout comme le dérangement de ces oiseaux par ces derniers (moins par l’homme hormis période de chasse), la mort par les véhicules, par des élevages leur augmentant toutes sortes d’infections et maladies les tuant et le saturnisme aviaire causé par certaines pratiques de chasse et la pollution industrielle qui les tue aussi.

Autrement dit la baisse du nombre de perdrix rouges est un très mauvais signe prophétisant l’augmentation de la pollution et la dégradation des écosystèmes si on ne renonce pas à pratiquer l’agriculture industrielle intensive comme on le fait maintenant. Les perdrix rouges nous en avertissent depuis quarante ans mais on ne les écoutent plus hélas. Il est temps d’entendre leur message.

Ce que l’on sait de l’ornithomancie druidique.

Cet article est en grande partie une traduction de celui là : http://lairbhan.blogspot.com/2012/08/irish-bird-omens-part-1.html

L’ornithomancie, le fait de faire des présages sur la base du comportement des oiseaux et plus particulièrement de leur vol et de leur chant existe dans beaucoup de culture, culture celte ancienne mais aussi contemporaine incluse. Le folklore actuel à propos des oiseaux en pays celte est richement chargé en traces subsistantes de cette ancienne méthode de divination celtique. Cependant il n’est pas directement le même que celui qui permettait la divination des anciens druides puisque bien sur en des millénaires il a subit des influences diverses et de ce fait tout naturellement changé et évolué.

En dépit de cela idéalement c’est essentiel et mieux de connaître ce que les anciens celtes ont laissé comme traces de leur ornithomancie pour la pratiquer au plus proche possible de la méthode traditionnelle. L’un des oiseaux les plus utilisés pour la prophétie par la plupart des peuples anciens et de façon particulièrement importante par les Celtes est le corbeau. Leur activité, leurs cris et leur direction de vol sont censé être interprétées chaque fois qu’ils passent dans les environs. La suite des indications sur le corbeau est cependant typiquement irlandaise et reflète une forte influence nordique étant très similaire à ce qu’en disaient les anciens vikings. Donc pas vraiment applicable en Bretagne. Par conséquent on a la certitude même si je m’en doutait de base, que la divination par les oiseaux et donc très probablement la divination en général dans le monde celte ancien n’est pas régie par des règles panceltiques mais par des règles particulières à chaque peuple celte. Par conséquent le plus efficace pour retrouver l’ornithomancie du peuple breton c’est je suppose d’approfondir ici ce type de source extérieure puis les informations issues des recherches archéologiques et historiques au sujet de l’ornithomancie gauloise et enfin et surtout en fait fouiller dans le folklore breton actuel sur les oiseaux type proverbes par exemple ce qu’ils disent de l’ornithomancie bretonne. En Gaule ancienne comme en Irlande les corbeaux étaient associés à deux divinités importantes, Lugh et Morrigan. Profondément les corbeaux sont perçus comme des messagers avant tout dans les cultures gauloises et irlandaises anciennes d’où qu’ils soient beaucoup utilisés pour les présages. Les Corneilles elles sont toujours associées à la déesse Morrigan dont elles sont perçues comme les messagères dans les deux cultures. Attention à ne pas confondre corbeau et corneille dans ses interprétations donc parce que leur rôle est différent en ornithomancie et que leur identification peut être délicate.

Voici comment ne pas se tromper grâce à ces informations d’ornithologie fort utiles fournies par le site toutpourlahutte.com :

Corneille noire : L’une des principales différences avec le corbeau freux est repérable grâce au bec, noir et surmonté de plumes à sa base. La tête de la corneille est plus grosse et arrondie que celle du corbeau. Son bec est épais, il est plus recourbé à son extrémité.

Pas mal d’indications du site d’origine sont typiquement irlandaises et pas applicables à la culture bretonne mais certaines autres le sont comme celle sur les cygnes, dans la culture bretonne aussi les cygnes sont généralement perçus comme des Aos Sidh et souvent considérés comme des gens transformés. Donc en Irlande comme en Bretagne des temps jadis les tuer est prohibé commettre un tel crime même par accident est considéré comme apportant de très grands malheurs et un extrêmement mauvais présage, et on ne doit pas toucher le corps d’un cygne mort. Enormément de mythes celtes racontent des histoires de divinités et d’Aos Sidh type esprits de la nature ou esprits des ancêtres et de sorciers, sorcières et magiciens, magiciennes ou les gens qu’ils maudissent se changeant en cygne. Voir un cygne s’envoler était vu comme un cygne de bonne chance. Et aussi en Gaule manger du cygne ou de l’oie était interdit par un tabou religieux du fait de ces croyances comme quoi ils étaient les messagers des dieux, le plus souvent de la déesse Brigid et pouvaient être un dieu, un esprit, un ancêtre ou un humain transformé.  Je suppose donc que braver l’interdit portait socialement très fortement malheur de façon très rapide et concrète. Le Carmina Gadelica contient une formule panceltique semble t’il de charme invoquant un cygne pour soigner un enfant avec en anglais les mots suivants : « Leech of gladness thou/ Sain my little child/ Shield him from death/ Hasten him to health », ce qui en français donne si je me plante pas trop « O vous sangsue de joie/Soignez mon petit enfant/Soyez pour lui un bouclier contre la mort/Rendez lui rapidement la santé ».  Je rappelle au cas où la formule parait étrange que les sangsues ont en médecine traditionnelle des usages médicaux.

L’auteur de cet article en a fait un deuxième le suivant :http://lairbhan.blogspot.com/2012/09/irish-bird-omens-part-2.html  sur le sujet avec surtout des indications spécifiquement irlandaises mais aussi quelques unes utiles aussi pour la culture celte bretonne à propos des faucons et des hiboux que je m’en vais donc vous traduire de ce pas :

En Irlande comme en Bretagne de jadis les faucons étaient vus comme des messagers du Sidh et les hiboux sont particulièrement associés symboliquement à la nuit dans les deux cultures. Seulement on le voit la plupart des indications ne se correspondent pas d’une culture celte à une autre bien qu’il y ait quelques constantes. Les bretons ayant dérivé beaucoup d’ornithomancie de leurs ancêtres les gaulois voyons ce que l’on peut trouver sur ce sujet sur le site de l’Arbre Celtique. Bien sur ce sera assez faible comme indices peu de traces de l’ornithomancie gauloise antique ayant subsisté.

Les cultures celtiques n’ayant vraiment profondément divergé les unes des autres qu’à la toute fin de l’ère médiévale et ces indications étant de source ancienne et médiévale elles sont très probablement panceltiques.

Ce qui suit est donc directement dérivé du site de l’Arbre Celtique :

L’Aigle fait parti des Anciens du monde, il est un des animaux primordiaux initiatiques avec deux autres oiseaux le merle et le hibou, un poisson le saumon et un mammifère le cerf. C’est un symbole important de l’enseignement druidique concernant l’air. Une légende montre une personne se changeant en aigle pour montrer son pouvoir sur l’air. Dans une autre un druide magicien part en une quête en laquelle il est accompagné par un aigle. On voit une légende ou quelqu’un se change en aigle aussi. L’Aigle et Le Serpent sont opposés pour les celtes. L’aigle n’apparait pas tellement plus dans la mythologie celtique. Tout ça n’aide cependant en rien à percevoir comment l’Aigle pouvait être symboliquement interprété en ornithomancie.

Alauda, l’alouette de son nom celte est pour les Gaulois un animal sacré représentant le juste milieu entre les hommes et les dieux.

Le canard est rarement représenté et fréquemment confondu avec le cygne malgré sa taille et sa couleur divergent grandement des cygnes, les Gaulois étant capables de distinguer sans problème un corbeau d’une corneille on en déduit qu’il est très probable que cela ait pour sens que la symbolique du cygne et du canard soit analogue pour eux mais comme il ne reste que quelques représentations artistiques et pas de textes à ce sujet c’est incertain.

La chouette pour les anciens celtes c’est le symbole de la connaissance, la vigilance et l’espérance dans l’Autre Monde. Elle représente la lumière de la connaissance druidique. La chouette fait partie des anciens du monde, pleins de sagesse et d’expérience. C’est donc à priori un des animaux primordiaux et elle est probablement symboliquement associée au hibou. Cependant ce n’est pas un symbole religieux druidique qui apparait dans l’art ou la littérature à part dans le conte la décrivant ainsi. La chouette a une symbolique favorable d’origine préchrétienne et le hibou lui est devenu mauvais signe après la christianisation du monde celtique.

Le coq est devenu très récemment un symbole de fierté en France et par là en Bretagne mais c’est tout, on le retrouve associé au dieu romain Mercure sur des représentations artistiques gallo-romaines mais il semble vraiment de peu d’importance dans la culture celte ancienne pour un oiseau.

Le corbeau outre ce qu’on en a déjà vu symbolise la souveraineté guerrière, la chasse, la sagesse et la connaissance. Cependant attention si il est associé au dieu Lugh il n’est pas sa représentation terrestre, c’est un animal sombre de couleur noire lié à la guerre là où Lugh dieu lumineux si il y est associé n’est jamais représenté lui même comme sombre ou noir, cela représente juste son aspect de souveraineté guerrière. Par contre je suppose que si les corbeaux s’installant sur une colline étaient interprétés comme le signe qu’on devait y fonder une ville et qu’on donnait des gâteaux à des corbeaux pour départager des litiges entre deux partis en favorisant celui dont les gâteaux seraient mangés les premiers c’est que ceux ci étaient vu comme des messagers de Lugh le dieu ayant probablement autorité pour décider d’où les Celtes anciens fondaient leurs villes et de ce qui était considéré comme juste par la loi celte, loi religieuse très probablement fortement influée par l’interprétation de la volonté du plus grand des dieux d’autant que tout les équivalents indo-européens d’autres religions anciennes de Lugh, Odin, Jupiter, Zeus comme Brahma partagent une même fonction de Roi de Justice.

La Corneille ou Bobd est un des noms de la déesse de la guerre Morrigan qui apparait souvent sous cette forme bien qu’elle sache prendre celle de nombreux autres animaux pour se battre. Le théonyme Cathubodua signifie la corneille du combat.

Le Cygne est extrêmement associé à l’Autre Monde dans la culture celte. Tout les oiseaux semblent appartenir au Sidh mais c’est de loin celui qui y est associé le plus fréquemment. Les messagères du Sidh prennent le plus souvent cette forme pour venir dans le monde des hommes. Dans les mythes ils se déplacent souvent par deux parfois avec une chaine d’or ou d’argent les liant l’un à l’autre autour du cou. Sur beaucoup d’œuvres d’art celtiques deux cygnes figurent sur un côté de la barque solaire qu’ils guident et accompagnent en son voyage sur l’océan céleste. Il a aussi acquis une symbolique transcendantale chrétienne à l’ère médiévale en pays celte. En cette symbolique chrétienne celte il vient du Nord et y retourne donc symbolise les états supérieurs ou angéliques de l’être en cours de délivrance et retournant vers le Principe suprême. Cygnes et oies fréquemment confondus partagent une même symbolique et sont l’objet d’un même interdit alimentaire partout dans le monde celte ancien. Le Cygne chez les Celtes est un symbole royal mais aussi symbole de pureté, de lumière et de féminité. On l’associe à l’amour comme dans le récit d’Oengus. La jeune fille cygne est un motif courant des mythes celtes incluant des histoires d’amour. Le cygne a un caractère sacré qui le rend intouchable. Des personnages celtes mythiques se changent en cygnes pour échapper à la colère d’un roi.

Le faucon a en Irlande le même aspect d’animal primordial que l’aigle au pays de Galles et pour les celtes une symbolique similaire à ce dernier. C’est aussi un symbole solaire et un animal en lequel les sorcières peuvent se changer dans les mythes celtes. Dès le Xème siècle le faucon est important dans les lois galloises mais c’est surtout du au développement en la culture celtique alors de la fauconnerie comme mode de chasse.

Les grues ont une symbolique différente selon la culture celtique même dans le temps jadis, les Gaulois semblent ne pas avoir partagé la symbolique généralement négative associée à ces animaux dans le reste du monde celte. Souvent elle est liée au cygne mais c’est peu probable que sa symbolique lui soit identique, généralement elle lui semble contraire mais c’est pas automatique et il lui arrive aussi d’être positive. Dans les légendes irlandaises elle détient des pouvoirs surnaturels. On a retrouvé des figurations gallo-romaines de grues associées à un taureau. En dessous on pouvait lire « le taureau aux trois grues ». C’est aussi un oiseau associé à deux divinités, Brigid et Esus (divinité relativement mineure).

Les hérons, généralement dans les textes celtes médiévaux de source ancienne sont le plus souvent utilisés comme métaphore des contorsions guerrières.

Le hibou dans sa symbolique celte préchrétienne est associé aux connaissances lunaires et nocturnes. Il aide les héros solaires à percer le mystère de la nuit.

L’hirondelle dans les textes celtes médiévaux de source ancienne est féminine et symbole de l’amoureuse ainsi que du Sidh, des femmes Aos Sidh séduisant des héros humains sous forme d’hirondelles c’est un motif important des mythes celtes. La plus célèbre de ces histoires étant celle du plus grand héros celte Cuchulainn avec Fand l’hirondelle. L’histoire finissant tristement elle est aussi symbole de mélancolie notamment amoureuse. Elle est aussi un symbole d’extrême légèreté et rapidité notamment au combat, les gens associés à l’hirondelle étant décrits comme très légers et rapides et pouvant combattre au dessus de l’eau.

Le Merle aide dans un récit celtique un druide dans sa quête.

L’Œuf pour les Celtes tout type d’œuf, œufs d’oiseaux inclus c’est la représentation symbolique de l’Œuf Cosmique, L’Œuf du Monde qui contient en germe toutes les possibilités.

L’Oie messagère du Sidh assimilée au cygne est selon les anciens Celtes pourvue de pouvoirs divinatoires. On l’a vu elle est objet d’interdit alimentaire, les Gaulois en élèvent cependant pour le plaisir du fait de cette habileté prophétique et de son aspect sacré lié à la déesse Brigid. César a constaté l’élevage d’oies par les Gaulois pour le plaisir sans en comprendre le sens. Elle est aussi associée à la guerre et a gardé jusqu’à nos jours une place d’importance dans le folklore celtique.

Le Roitelet est un oiseau essentiel pour la culture celte. C’est le roi et le druide des oiseaux dans les mythes celtiques. Il correspond à la dualité symbolique entre les animaux représentant la classe guerrière et la classe sacerdotale étant l’oiseau symbole de la classe sacerdotale. C’est l’oiseau druide symbole de la classe sacerdotale comme la corneille est l’oiseau guerrier symbole de la classe aristocratique, royale/noble et guerrière. Comme chez les mammifères l’animal guerrier est l’ours et l’animal druidique le sanglier et chez les poissons l’animal guerrier est l’anguille et l’animal druidique le saumon. Un proverbe gallois menace de finir en enfer qui détruit un nid de roitelet. Le folklore lié au roitelet c’est préservé jusqu’à nos jours en Bretagne notamment dans la chanson du roitelet. Selon le folklore contemporain contenue dans cette chanson l’Aigle est le seul à ne pas venir au mariage du roitelet car il lui en veut de lui avoir disputé la souveraineté sur les oiseaux et d’avoir gagné celle ci donc de l’avoir destitué.

Comme cette chanson le folklore breton lié aux oiseaux parvenu jusqu’à nous hormis ce qui précède est d’origine généralement moderne ou contemporaine. Et l’objet de l’article suivant.